Evènements


Le centre de notre ville offre actuellement, et pour longtemps encore, un spectacle étonnant.
Nous assistons en direct à un de ces épisodes de bouleversement de la ville comme elle en a connu au cours des siècles passés.


Enfilade rue Chaussée Saint-Pierre , rue Lenepveu

Les Angevins, résignés, ont accepté de naviguer au milieu des engins de chantier, de suivre des itinéraires complexes, d’abandonner leur voiture.
Beaucoup de cyclistes ont, eux aussi, abandonné leur monture en attendant de se voir offrir des voies dignes de ce nom.


Rue d’Alsace

Nos vieilles cités n’ont pas été conçues pour accueillir des flots d’automobiles. Le tramway permettra, il faut l’espérer, d’en refouler une partie par sa présence dissuasive !


Rue de la Roë

Un grand sequoia du Jardin des Plantes vient d’être abattu.
Beaucoup de promeneurs se sont arrêtés devant l’énorme masse gisant sur le gazon, et les commentaires allaient bon train:
- Etait-il malade ?
- Je ne vois pas de traces de maladie !
- Quelle tristesse, un si bel arbre!

Une dame a compté patiemment sur la souche les strates mises en évidence par la scie:
- Il y en a plus de 100, 120 peut-être !
La belle et surprenante chair rouge laissait à penser qu’il s’agissait d’un sequoia « redwood », mais j’ai lu aussi que le sequoia géant avait, lui aussi un bois rougeâtre !(1)

Le lendemain, deux jeunes jardiniers interrogés m’apprennent que l’arbre, âgé d’environ 130 ans, était victime d’un champignon qui le fragilisait… Et pour me consoler, m’informent qu’un autre sequoia, tout jeune celui-là, est en train de pousser dans le jardin !

Alors je vous indique comment le trouver: Tournez le dos au lac, face à l’entrée et sa rotonde; regardez sur votre gauche…
Il ressemble à un petit sapin large et bien fourni, discrètement implanté dans un massif; hauteur environ deux mètres…

Non, vous ne vous trompez pas, le petit panneau d’identification placé à sa base indique fièrement: « Sequoiadendron giganteum »!(1)
Soyez patients… Revenez dans 130 ans!

(1) Je viens d’apprendre qu’il existe deux types de sequoias: le sequoia géant, ou sequoiadendron giganteum (le bébé du jardin des plantes) et le sequoia redwood ou sequoia sempervirens ou séquoia à feuilles d’if ou séquoia toujours vert.

Le « Courrier de l’Ouest » du 28 janvier évoque les réflexions de la municipalité sur le devenir de cette manifestation.
J’en profite pour ajouter mon grain de sel !.. et de poivre !


Accroche-Coeurs 2001

J’ai adoré les premières éditions. Elles étaient encore pleines de fraîcheur; et à l’approche du crépuscule, acteurs, musiciens, bateleurs envahissaient la rue et l’animaient jusqu’à une heure avancée de la nuit!

Accroche-Coeurs 2002

La rue était l’espace principal des spectacles et je me souviens encore de ces acteurs de théâtre qui jouaient et se déplaçaient en même temps et de cette foule acquise qui courait derrière eux pour connaître la suite de l’histoire. Il y avait des flammes, des constructions éphémères parmi lesquelles nous pouvions évoluer!

Accroche-Coeurs 2002

J’ai gardé le souvenir du spectacle poétique qu’offraient ces musiciens jouant de leur violons et violoncelles en volant au-dessus des platanes de la place La Rochefoucault.


Accroche-Coeurs 2001

Depuis trois ans, il ne se passe presque rien dans les rues envahies par une foule, pourtant très dense, déçue de ne pouvoir y rencontrer les spectacles exilés dans les petits espaces qui leur sont réservés et qui ne peuvent accueillir tous ceux qui veulent y assister.
Que dire aussi des difficultés insurmontables que rencontrent les personnes âgées qui ne peuvent assister aux spectacles où l’on doit s’asseoir sur le sol une heure à l’avance!


Accroche-Coeurs 2003

La fête doit reconquérir la rue! Bouger!! Apporter du rêve! Comme le fait cette petite géante dans les rues de Nantes!


Royal de Luxe – Nantes

Je ne sais si les budgets alloués sont en cause… Je ne sais s’il faut accuser « Jo Bithume »! Mais donner parfois les cartes à d’autres concepteurs serait, à mon avis, vivifiant.
Encore une suggestion: La ville, si bien dotée en parcs et jardins, devrait enfin offrir un ou plusieurs théâtres de verdure à gradins, utilisables toute l’année, pour y accueillir plus confortablement les spectateurs… Pourquoi ne pas commencer par le parc Balzac qui a fort bien réussi l’espace « Dunes et vagues vertes » et qui est proche du centre ville.

Ce n’est que la page d’accueil d’un article exceptionnellement long!
Je ne serai pas coutumier du fait, car un blog n’est pas conçu pour s’étaler ainsi sur un sujet… Je dois vous en donner la raison:
Elle aura bientôt 100 ans!
C’est l’église la plus cachée, la plus discrète et probablement la plus mystérieuse de notre ville. Malgré sa masse imposante d’ église du Nord (1), elle ne se découvre que furtivement entre les immeubles modernes qui l’entourent lorsqu’on parcourt les rues adjacentes, et même son étrange et terrible façade peut passer inaperçue depuis la rue Béranger, à l’arrière-plan d’un parvis arboré.
Il faut grimper les six étages d’un immeuble voisin, pour la voir apparaître « en majesté », avec ses belles alternances de pierres sombres et blanches et l’imposante cohorte de ses arcs-boutants.

Depuis longtemps j’avais envie d’en savoir plus sur l’origine de cette église et des circonstances qui l’ont privée de sa nef, remplacée par cette triste prothèse qui ferme le transept.
Puis enfin, mu par cette curiosité, je suis allé frapper à la porte du presbytère tout proche.
C’était il y a plus d’un mois… Depuis lors, j’ai fait deux rencontres:
Celle d’un diacre de cette paroisse, qui m’a aussitôt accordé sa confiance et son amitié. Avec lui nous avons parcouru les archives de la paroisse et son aide m’a été précieuse tout au long de mes recherches.
Puis celle de Léon Pineau, premier curé de Saint-Antoine, mort en 1930. La lecture du journal de ce prêtre ne nous a pas laissés indemnes… Une plongée inattendue, terriblement émouvante, dans la vie d’un prêtre pendant la courte période de 5 ans qui a couvert la construction et les premiers mois d’existence de l’église.

Je suis un catholique, non pratiquant, dont la foi s’est diluée au cours des ans. Mais j’ai gardé un profond respect pour ces hommes et ces femmes que la foi anime. J’ai trouvé dans les lignes soigneusement calligraphiées de l’abbé Pineau, une humanité tellement forte et réelle, que ma quête de la vérité sur le sens de cette lourde masse de pierre s’en est trouvé recentrée et justifiée.
Un blog est un espace peu adapté pour accueillir ne serait-ce qu’une partie de ce que j’ai appris sur la naissance de l’église Saint-Antoine. Mais cela me contraindra à la sobriété et à renvoyer souvent le lecteur sur la consultation des archives.

Enfin, je n’oublie pas que Saint-Antoine ne se réduit pas à une église, mais intègre toute une communauté de prêtres, laïcs et fidèles qui la font vivre depuis 1911 (2). J’espère donc que les faits rapportés et les réflexions personnelles que je publierai ici ne seront jamais de nature à offusquer cette communauté ou à troubler l’esprit qui l’anime.

Genèse et Réalisation de l’eglise Saint-Antoine… Cliquez ICI

(1) C’est ainsi que la décrit l’Atlas du Patrimoine
(2) Il est important de préciser que désormais Saint-Serge, Saint-Antoine et N.D. de la Miséricorde forment une seule et même paroisse sous la dénomination « Paroisse Saint-Antoine – Saint-Serge ».

Allons… Oui, ce sont des images tristes, d’autant plus tristes que le ciel, cet après-midi était en deuil! Mais c’est moins grave que l’incendie de la grande bibliothèque d’Alexandrie! Et nous avons des ouvriers qui sauront reconstituer à l’identique la charpente et la couverture!

D’autres incendies ont marqué durement l’histoire de notre ville: Celui du théâtre dans la nuit du 3 au 4 décembre 1865, du Palais des Marchands (sur le site du « Fleur d’Eau » actuel) en 1936, d’un clocher de la cathédrale en 1831, et plus près de nous, celui du Palais de Justice en 1979.
Cet évènement nous rappelle que la protection, au fil des siècles, de ces ouvrages faits de matériaux hautement inflammables relève du prodige et nécessite une attention qui ne tolère pas la moindre défaillance.
Mais alors, pourquoi un monument « Patrimoine de l’Humanité » n’est-il pas mieux protégé par des alarmes qui détectent les premières fumées ?… On nous assène continuellement que ces alarmes ne coûtent pas cher et doivent équiper tous nos appartements ! Attendons les résultats de l’enquête!

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Du bonheur… Voila ce que nous a apporté pendant trois jours le spectacle magnifique de cette jeunesse sportive dans l’ambiance chaleureuse de la piscine Jean Bouin.

 

 

Aurore Mongel, Amaury Leveaux, Coralie Balmy, Alain Bernard, Sophie de Ronchi, Hugues Duboscq, Laure Manaudou et les Autres ! Ils étaient tous là, bien réels, et bien loin souvent de l’image que nous donne la télévision. Des vedettes bien entendu, mais aussi la crème des jeunes générations qui sont dans leur sillage! Des corps à peine sortis de l’adolescence, mais déjà transformés par l’intense travail qu’ils s’imposent.

Dans ce petit espace autour d’un bassin de 25 m, l’ambiance était familiale, amicale, follement enthousiaste! Quelles images nous ont données ces corps se ruant dans des gerbes d’écume! Tout va tellement vite… On se souvient des pieds crispés sur les plots de départ, des interminables « coulées » pendant lesquelles on se demande où vont ressortir les corps, des bouches avides d’air dans le creux de la vague!

Et l’on oubliait le travail forcené que ces sportifs s’imposent pour ne garder que l’immense plaisir de les admirer « en gloire » !

Ah oui!… Une vingtaine de records de France et trois records du monde… Et si ce bassin était magique?

Quizz! A quelle nageuse appartient cette jolie grenouille ?

Depuis l’an dernier, le cinéma Gaumont du boulevard Foch retransmet en direct (sur grand écran et dans une qualité sonore et visuelle à couper le souffle!) les séances d’opéra du « Metropolitan Opera » de New York!
Il est assez incompréhensible que la publicité autour de l’évènement soit restée si discrète (un article dans le Courrier de l’Ouest)
Aujourd’hui, 22 novembre 2008, ce sera « La Damnation de Faust » de Gounod…Il sera 19h à Angers et 13h à New York…
Pour avoir assisté aux premières séances diffusées l’an dernier, je peux vous assurer que l’émotion est garantie! Les caméras nous plongent sur la scène et dans les coulisses lors des changements de décors. La salle est là aussi avec son ambiance lors des entr’actes et les commentaires d’un guide de « luxe » (en l’occurence, le guide de l’an dernier n’était autre que la grande soprano américaine Renée Fleming).
Si je me permets cette page à caractère publicitaire, c’est pour contribuer à la réussite d’une expérience qui doit se poursuivre lors des futures saisons, pour le plus grand plaisir des Angevins!
Le prix des places est malheureusement un peu élevé, mais il faut cependant considérer que vous occupez la salle du Gaumont pendant presque trois heures (entr’acte compris!)

Opéras annoncés:

• Samedi 20 décembre 2008 – 18h00 – Massenet ,Thaïs, avec Renée Fleming et Thomas Hampson

• Samedi 10 janvier 2009 – 19h00 – Puccini, La Rondine , avec Angela Gheorghiu et Roberto Alagna

• Samedi 24 janvier 2009 – 19h00 – Gluck, Orphée et Eurydice, dirigé par James Levine, avec Stephanie Blythe et Danielle de Niese

• Samedi 7 février 2009 – 19h00 – Donizetti, Lucia di Lammermoor, avec Anna Netrebko et Rolando Villazón

• Samedi 7 mars 2009 – 19h00 – Puccini, Madame Butterfly, avec Patricia Racette (ou Cristina Gallardo-Domâs)

• Samedi 21 mars 2009 – 19h00 – Bellini, La Sonnambula, avec Natalie Dessay et Juan Diego Flórez

• Samedi 9 mai 2009 – 18h30- Rossini, La Cenerentola, avec Elīna Garanca

…tout paraissait magique! La charpente que l’on devinait à peine et qui semblait se perdre dans un vide sidéral; le décor de théâtre de ces arcs de pierre qui meublaient merveilleusement l’espace! Ecrin exceptionnel pour une exposition de minéraux sur le point de fermer ses portes. Contraste entre le calme de ce lieu hors du temps et les échos barbares de la foire Saint-Martin à deux pas de là!

Elle va envahir comme chaque année la place La Rochefoucauld, avec ses lumières, ses sonos assourdissantes, l’odeur de l’huile frite, les cris aigus des adolescentes à la recherche d’émotions violentes.
Avec ma femme, nous y allons chaque année pour un court instant, une immersion… Comme un pèlerinage, un retour aux sources. Tout est excessif ici, vulgaire probablement; bien que ce terme ne corresponde pas exactement à ce que nous ressentons. Le factice est d’essence vulgaire, mais il véhicule aussi l’excès et l’étourdissement dont nous avons parfois besoin (surtout dans nos années de jeunesse), et l’oubli de la grisaille de notre quotidien.

(Photo prise en 2007)