Nature-Environnement


Un grand sequoia du Jardin des Plantes vient d’être abattu.
Beaucoup de promeneurs se sont arrêtés devant l’énorme masse gisant sur le gazon, et les commentaires allaient bon train:
- Etait-il malade ?
- Je ne vois pas de traces de maladie !
- Quelle tristesse, un si bel arbre!

Une dame a compté patiemment sur la souche les strates mises en évidence par la scie:
- Il y en a plus de 100, 120 peut-être !
La belle et surprenante chair rouge laissait à penser qu’il s’agissait d’un sequoia « redwood », mais j’ai lu aussi que le sequoia géant avait, lui aussi un bois rougeâtre !(1)

Le lendemain, deux jeunes jardiniers interrogés m’apprennent que l’arbre, âgé d’environ 130 ans, était victime d’un champignon qui le fragilisait… Et pour me consoler, m’informent qu’un autre sequoia, tout jeune celui-là, est en train de pousser dans le jardin !

Alors je vous indique comment le trouver: Tournez le dos au lac, face à l’entrée et sa rotonde; regardez sur votre gauche…
Il ressemble à un petit sapin large et bien fourni, discrètement implanté dans un massif; hauteur environ deux mètres…

Non, vous ne vous trompez pas, le petit panneau d’identification placé à sa base indique fièrement: « Sequoiadendron giganteum »!(1)
Soyez patients… Revenez dans 130 ans!

(1) Je viens d’apprendre qu’il existe deux types de sequoias: le sequoia géant, ou sequoiadendron giganteum (le bébé du jardin des plantes) et le sequoia redwood ou sequoia sempervirens ou séquoia à feuilles d’if ou séquoia toujours vert.

Non, ce n’est pas une photocopie d’un parchemin égyptien datant de la deuxième dynastie!
Il s’agit bien d’un groupe d’ibis sacrés, (« Threskiornis aethiopicus » pour les experts) photographiés au Lac de Maine cet été, fouillant dans les mares presque asséchées en bordure de la digue.


Vous trouverez ici toutes les explications sur la présence surprenante de cet oiseau dans notre environnement angevin.
Une curiosité, mais aussi un redoutable prédateur pour des espèces dont l’existence est déjà menacée!