Commerces


Frédéric Flon est horloger
et restaurateur d’horloges anciennes
au rez-de-chaussée d’une des plus belles maisons de notre centre-ville
Rue de l’Oisellerie
en face du vieux palais épiscopal.

Au delà d’un métier !… Frédéric Flon évolue comme il respire dans ce monde de merveilleuses mécaniques. Il aime son travail. Il en parle avec passion et compétence et il sait, à tout instant, qu’il est détenteur d’une mission de conservation d’un patrimoine.

Sa « boutique » est aussi son atelier. Là, sur une table fortement éclairée, s’étalent les pièces brillantes des précieux objets qui lui sont confiés… La plus belle vitrine que l’on puisse imaginer.
Ici, pas de comptoir auquel se heurtent souvent les clients des horlogeries et derrière lequel se cache un homme attendant vos questions avec impatience et morgue parfois…

N’hésitez pas à pousser sa porte, même si le beau décor entrevu depuis la rue de l’Oisellerie vous fait penser à un magasin d’antiquités réservées aux classes sociales fortunées.
Frédéric Flon, au physique impressionnant, est accueillant et chaleureux. Il s’exprime avec calme et clarté sans jamais vous faire penser que votre ignorance constitue un handicap honteux. En quelques instants il saura identifier la vieille chose que vous lui apportez et vous parler de son histoire ; il saura bientôt si vous devez abandonner tout espoir de lui redonner vie ou si au contraire le miracle est possible.


Frédéric Flon parle de lui et de son métier (2)


Si votre horloge réclame un traitement particulier, de par sa technique ou sa rareté, il saura immédiatement le détecter et faire appel, si nécessaire, au réseau de spécialistes dont il fait partie.
N’hésitez pas à lui poser des questions, il est intarissable sur l’histoire et la constitution des horloges anciennes (1). L’abondante bibliothèque qui occupe un mur en témoigne.
Avant Frédéric Flon, Henri Flon, son père occupait les lieux, et c’est auprès de lui, comme il le dit si simplement, qu’il apprit son métier. Henri Flon, après avoir tenu boutique au 1er étage d’un immeuble de la rue Boisnet, s’installa en 1976 au N°1 de la rue de l’OIsellerie, puis enfin dans le local actuel, en 1981, où son fils le rejoignit en 1983.
Dominique, le frère de Frédéric Flon, après un parcours presque identique, est établi horloger à Nantes et Paris.
Cette filiation, selon la tradition, Frédéric Flon la respecte en signant ses travaux sur les horloges qu’il entretient:

« Henri Flon le Jeune« 


Mécanisme d’ « échappement »… dans les livres…sur sa table…

Pour aller de sa « boutique-atelier » à son « atelier-réserve », il faut traverser une cour intérieure, ou plutôt un puits dans lequel on a la surprise de découvrir un remarquable escalier desservant toutes les pièces des étages supérieurs.(3)
Ici la magie opère… Rencontre d’un lieu hors du commun et d’un art magnifique…



Cette cour…Ce puits…Les volées de cet escalier desservant les étages


Derriere la cour, le sanctuaire…

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(1) Dont la plupart ont été commercialisées entre la fin du XVIIe siècle et le début du XIXe siècle.
(2)Video réalisée en 1996 par des stagiaires du Serifops (Service d’étude et de recherche pour l’information et la formation des professions sociales. 39/41 rue Dupetit-Thouars, 49000 ANGERS)
(3) Si vous êtes un lecteur fidèle de ce blog, vous aurez bientôt l’opportunité d’en savoir un peu plus sur cette remarquable maison au N°5 de la rue de l’Oisellerie…

Dans cette vieille rue du Commerce, qui reliait jadis la place des Halles au port Ayrault, se trouve le magasin « Myrtille », gigantesque temple du tissu, où professionnels et particuliers peuvent trouver la pièce qu’ils recherchent dans le domaine de l’ameublement ou de la confection. Même sans cette motivation, la visite de ce magasin s’impose, ne serait-ce que pour admirer le spectacle des rayonnages colorés étalés dans un dédale surprenant ménagé dans ce qui était jadis un garage automobile (Mercedes je crois ?). Et la surprise vous attend, lorsqu’après avoir parcouru plusieurs salles, vous débouchez dans une halle lumineuse, dont la structure très légère est soutenue par une élégante structure de bois et de métal.

Une restauration récente met en valeur cette structure peinte en rouge.

Tout autour de la halle, court une galerie qui donne à cet espace le caractère d’une salle de spectacle.
Le personnel, questionné, n’hésite pas à vous dire qu’il s’agit là d’un ancien théâtre, assertion confortée par le journal municipal « Vivre à Angers » (1) qui n’hésite pas non plus à écrire: « Rue du Commerce, aller au fond du magasin de tissus Myrtille construit dans un ancien théâtre! « .
Malheureusement, il semble qu’il n’en est rien, et les chercheurs du Service du Patrimoine n’y voient qu’un exemple d’architecture industrielle du début du XXe siècle.
Le fait que ce théâtre soit contigu au théâtre des Halles, celui qui a fait l’objet de mon article « L’adieu au théâtre », a pu contribuer à entrenir la confusion.(2)

(1) Vivre à Angers – 2006 – Angers insolite
(2)Si les lecteurs de ce blog sont détenteurs d’autres renseignements, qu’ils n’hésitent pas à me les communiquer !

Faire de la publicité sur ce blog? Jamais !
Mais je ne manquerai pas l’occasion de dire ce que je pense de certains commerces angevins!
Aujourd’hui je suis entré avec ma femme dans cette nouvelle boutique au 3 de la rue Saint Aubin. Elle s’appelle « La Petite Marchande » mais curieusement, vous y êtes accueilli par un grand gaillard sympathique dont la conversation vous retient sans aucune insistance lourdement commerciale.
Tout ici est charme simple et de bon goût dans un savant désordre et une lumière tout aussi savante.
En sortant, en cette soirée d’un dimanche froid et humide, nous avions l’impression d’avoir gardé un peu de cette lumière.

(Photos prises avec l’aimable autorisation du commerçant)