Archive for octobre, 2008

…qui savent jouer avec la lumière, le ciel, les nuages. Qui savent se faire pardonner leur hardiesse et leur modernité parce qu’elles ont su offrir un miroir à tous ces éléments.
(Ce que n’a pas su faire le nouveau théâtre du Quai, lourd et simplement fonctionnel ! )
On peut admirer cet immeuble depuis le parvis de la Place Mitterand.

Les restes, âgés de 1500 ans, de cette personne qui vivait et se déplaçait dans une ville que nous imaginons difficilement sont livrés pendants quelques jours aux regards curieux des passants, des classes d’écoliers venus en masse avec leurs instituteurs.
Un « objet archéologique » ? Oui, certainement… Qui va permettre à des experts de faire avancer un peu les connaissances sur le passé de notre ville. Mais on ne peut nier la gêne que l’on éprouve en participant en spectateur au viol d’une intimité protégée pendant des sièces.
Alors, cher inconnu, avant que tes ossements et ceux de tes compagnons de voyage soient rangés soigneusement dans des sacs plastiques et rangés sur un rayonnage, accepte mes excuses et mon salut amical et respectueux !!!!

L’école primaire Saint-michel est tombée sous les assauts des engins de chantier cet été et l’évènement est passé presque inaperçu. Des milliers d’élèves sont pourtant passé ici depuis sa construction vers 1870, en plein faubourg Saint-Michel. Elle était l’un des derniers vestiges de ce faubourg, rasé dans les années 60, et dont il ne subsiste maintenant que l’immeuble situé à l’angle de la place du Pélican et du boulevard Saint-Michel (Pompes Funèbres, bar)


Sur la photo suivante, on voit au premier plan ce vieux mur de schiste ardoisier qui délimite le terrain sur lequel était construite l’école. Ce mur, bien plus ancien que l’école elle-même, délimitait, jusqu’aux années 1860, l’emplacement de l’ancien cimetière Saint Michel et Saint Serge.

La prison elle-même, que l’on aperçoit à l’arrière sur la troisième photo, est venue empiéter sur le cimetière lors de sa construction à partir de 1853. La lecture des archives municipales fait état des conflits entre Préfecture et Municipalité au sujet du retard dans la construction du mur d’enceinte de la prison causé par l’attente du déplacement des sépultures!