Archive for novembre, 2008

En déambulant rue Saint-Laud, vous n’avez certainement pas manqué de lever les yeux vers les aguichantes sculptures qui ornent le remarquable immeuble « Art nouveau » à l’angle de la rue Claveau, tout près du cinéma « 400 Coups ».
Vous trouverez, dans le numéro de novembre de « Vivre à Angers », l’histoire de cet « Alcazar », racontée par Sylvain Bertoldi, Conservateur des Archives d’Angers.

L’occasion pour moi de souligner que le site Internet de la ville d’Angers (Voir le lien dans la colonne de droite de mon blog) est une véritable mine pour tous ceux qui recherchent des renseignements sur l’histoire de notre ville et sur son patrimoine.
N’hésitez pas à cliquer sur les rubriques « Découvrir Angers » en « Histoire » et « Patrimoine »! Vous y trouverez des réponses aux questions que vous vous posez sur les rues ou les quartiers de notre ville et bien d’autres documents proposés par Sylvain Bertoldi.
Vous pourrez également télécharger les anciens numéros de « Angers notre ville » malencontreusement jetés à la poubelle avec les publicités qui encombrent votre boîte aux lettres.

Un regret cependant… L’Atlas du Patrimoine, permettant de naviguer dans les rues et les immeubles répertoriés pour leur intérêt architectural et historique, ne permet actuellement l’accès qu’au seul « Angers extra-muros » ! L’ouverture à « Angers intra-muros » est annoncée, mais depuis si longtemps que l’on peut se demander si elle se réalisera un jour ?

Depuis l’an dernier, le cinéma Gaumont du boulevard Foch retransmet en direct (sur grand écran et dans une qualité sonore et visuelle à couper le souffle!) les séances d’opéra du « Metropolitan Opera » de New York!
Il est assez incompréhensible que la publicité autour de l’évènement soit restée si discrète (un article dans le Courrier de l’Ouest)
Aujourd’hui, 22 novembre 2008, ce sera « La Damnation de Faust » de Gounod…Il sera 19h à Angers et 13h à New York…
Pour avoir assisté aux premières séances diffusées l’an dernier, je peux vous assurer que l’émotion est garantie! Les caméras nous plongent sur la scène et dans les coulisses lors des changements de décors. La salle est là aussi avec son ambiance lors des entr’actes et les commentaires d’un guide de « luxe » (en l’occurence, le guide de l’an dernier n’était autre que la grande soprano américaine Renée Fleming).
Si je me permets cette page à caractère publicitaire, c’est pour contribuer à la réussite d’une expérience qui doit se poursuivre lors des futures saisons, pour le plus grand plaisir des Angevins!
Le prix des places est malheureusement un peu élevé, mais il faut cependant considérer que vous occupez la salle du Gaumont pendant presque trois heures (entr’acte compris!)

Opéras annoncés:

• Samedi 20 décembre 2008 – 18h00 – Massenet ,Thaïs, avec Renée Fleming et Thomas Hampson

• Samedi 10 janvier 2009 – 19h00 – Puccini, La Rondine , avec Angela Gheorghiu et Roberto Alagna

• Samedi 24 janvier 2009 – 19h00 – Gluck, Orphée et Eurydice, dirigé par James Levine, avec Stephanie Blythe et Danielle de Niese

• Samedi 7 février 2009 – 19h00 – Donizetti, Lucia di Lammermoor, avec Anna Netrebko et Rolando Villazón

• Samedi 7 mars 2009 – 19h00 – Puccini, Madame Butterfly, avec Patricia Racette (ou Cristina Gallardo-Domâs)

• Samedi 21 mars 2009 – 19h00 – Bellini, La Sonnambula, avec Natalie Dessay et Juan Diego Flórez

• Samedi 9 mai 2009 – 18h30- Rossini, La Cenerentola, avec Elīna Garanca

Magie du miroir qui permet le télescopage des styles, des rythmes, des époques; qui permet aussi, ironiquement, de faire croire que l’art peut naître du hasard; qui pourrait faire croire au photographe qu’il est devenu un artiste, alors qu’il n’a jeté qu’un regard attentif sur la manifestation d’un phénomène physique.
Mais la beauté naît souvent du hasard, dans la nature comme dans les réalisations humaines. Il faut savoir en profiter dès qu’un moment de l’existence offre le répit nécessaire pour laisser l’ouïe, l’odorat ou le regard en état de réception maximale, et laisser alors passer l’émotion.

(façade de la Banque Populaire Atlantique, boulevard Foch )

…Elle a disparu sous les coups des démolisseurs au milieu des années 70 ! Elle traversait le dernier paquet d’immeubles en bas du quartier actuel des halles, entre la rue de la Poissonnerie et le quai René Bazin.
Son nom? Je ne l’avais pas noté ! Peut-être trouverai-je de l’aide parmi les lecteurs de ce blog pour le retrouver? Peut-être s’agit-il de la ruelle des Trois Maries? Je chercherai confirmation aux Archives Municipales avec l’aide toujours attentive de Sandrine Monnier!(1)

Je me souviens de ma visite dans ce passage lugubre bordé de masures délabrées. Mon réflex était chargé en noir et blanc qui convenait à merveille à l’ambiance du lieu! J’assimile ce geste du photographe à celui des archélologues assurant des fouilles de sauvetage dans l’urgence.

Beaucoup d’argent est dépensé pour assurer la survie des logis de la noblesse ou de la haute bourgeoisie, mais nous sommes sans pitié pour les pauvres masures qui  sont pourtant le témoignage de la vie de tant d’habitants de nos cités.

Mais je ne désespère pas de rassembler ici, dans les pages de ce modeste blog, d’autres reportages ou témoignages sur des quartiers ou des faubourgs disparus! Si vous me suivez sans lassitude, vous trouverez bientôt ici l’appel que je lancerai à tous ceux qui, comme moi jadis dans ce quartier des halles, ont pu recueilllir de précieux souvenirs.

La photographie est depuis longtemps entrée dans les foyers les plus modestes. Dans des cartons entassés  au fond d’un placard ou dans un grenier attendent peut-être des images dont on ne pouvait imaginer l’intérêt à l’instant où elles furent saisies: une fête dans la rue, une noce, une sortie d’école…

Je vous en reparlerai bientôt…

(1)…Correctif après visite aux Archives Municipales: Il s’agissait du passage de l’Arbalète…

Non, ce n’est pas une photocopie d’un parchemin égyptien datant de la deuxième dynastie!
Il s’agit bien d’un groupe d’ibis sacrés, (« Threskiornis aethiopicus » pour les experts) photographiés au Lac de Maine cet été, fouillant dans les mares presque asséchées en bordure de la digue.


Vous trouverez ici toutes les explications sur la présence surprenante de cet oiseau dans notre environnement angevin.
Une curiosité, mais aussi un redoutable prédateur pour des espèces dont l’existence est déjà menacée!

…tout paraissait magique! La charpente que l’on devinait à peine et qui semblait se perdre dans un vide sidéral; le décor de théâtre de ces arcs de pierre qui meublaient merveilleusement l’espace! Ecrin exceptionnel pour une exposition de minéraux sur le point de fermer ses portes. Contraste entre le calme de ce lieu hors du temps et les échos barbares de la foire Saint-Martin à deux pas de là!

Elle va envahir comme chaque année la place La Rochefoucauld, avec ses lumières, ses sonos assourdissantes, l’odeur de l’huile frite, les cris aigus des adolescentes à la recherche d’émotions violentes.
Avec ma femme, nous y allons chaque année pour un court instant, une immersion… Comme un pèlerinage, un retour aux sources. Tout est excessif ici, vulgaire probablement; bien que ce terme ne corresponde pas exactement à ce que nous ressentons. Le factice est d’essence vulgaire, mais il véhicule aussi l’excès et l’étourdissement dont nous avons parfois besoin (surtout dans nos années de jeunesse), et l’oubli de la grisaille de notre quotidien.

(Photo prise en 2007)

Dans mon article « Il est des architectures… », j’ai eu des mots assez durs en évoquant celle du théâtre du Quai, ce qui a eu l’heur de déplaire à un(e) visiteur(se) dont on lira le billet dans les commentaires dudit article!
Me suis-je montré trop sévère? Il est vrai que ce vaisseau est impressionnant la nuit. Il est vrai aussi que le jour, sous certains angles flatteurs ( Voir la photo ci-dessous), on pourrait le trouver beau! Il n’en reste pas moins, à mon humble avis ( les internautes disent « amha ») que l’objet, vu du château, ou de profil, avec son inacceptable annexe supérieure, est laid ! Et il est regrettable que l’on n’ait pas imaginé une architecture plus originale dans ce site remarquable de notre ville!
Je regrette aussi que cette façade de verre ne reçoive pas plus souvent l’ornement des annonces de spectacles, (banderoles, calicots) ce qui la rendrait moins sévère!
Et puisque l’on évoque la belle image qu’il offre la nuit (les soirs de spectable uniquement), j’en profite pour dire que les petites lumières colorés qui ponctuent son mur sud me semblent parfaitement ridicules !… Ce n’est que mon avis…
Mais l’important n’est-il pas d’avoir désormais à notre disposition un lieu où il se passe des choses extraordinaires, où l’on peut vivre des moments magiques! Là, j’applaudis, sans réserve !

Rue Claveau (1), en contrebas du cinéma « Les 400 Coups », se termine la restauration de cette belle demeure XIXe siècle.
Ici jadis, (dans les années 70) officiait Madame Gay, professeur de piano et directrice d’un conservatoire privé de musique, le Conservatoire « Musica », dans lequel nous avions inscrit nos trois enfants. Un conservatoire plus qu’original, où étaient employés quelques jeunes musiciens peu confirmés chargés d’enseigner la pratique des instruments classiques, dont la guitare.
Le désordre y régnait, ainsi que l’odeur des nombreux chats qui couraient dans les couloirs et l’escalier.
En fin d’année, les élèves étaient présentés, devant des parents retenant leurs sourires, à un jury venu d’une contrée inconnue, présidé par Maître Emmanuel, assisté de deux pittoresques collaboratrices. Les élèves, quels que soient leurs mérites, repartaient tous avec de vives félicitations!
Souvenirs…

(1) Entre la rue Saint-Laud et la rue Bodinier.

Ce matin, il y avait les dernières couleurs d’automne, mais encore deux ou trois jours, et ce sera terminé pour les flamboiements. Il était temps que le soleil revienne, une dernière fois, illuminer l’or et le feu des arbres. Pas âme qui vive dans l’Arboretum en cette saison, et c’est presque tant mieux; le site convient à merveille au recueillement, surtout dans la grande allée qui ne souffre pas des bruits des boulevards alentour.
Nous reviendrons au printemps maintenant, lorsque le jardin botanique sera paré de ses nouvelles créations, et que les arbres auront reverdi.

L’Arboretum Gaston Allard, situé au sud de la Ville a été créé de 1863 à 1918 par ce grand botaniste angevin dont il porte le nom. Sur plus de sept hectares il présente ses collections de chênes, de conifères et d’arbustes. En son centre, autour du château, siège du département botanique du Muséum des sciences naturelles, s’organisent trois jardins à thèmes: les jardins des Ombrages, des Essais, des Cinq Sens.