Elle va envahir comme chaque année la place La Rochefoucauld, avec ses lumières, ses sonos assourdissantes, l’odeur de l’huile frite, les cris aigus des adolescentes à la recherche d’émotions violentes.
Avec ma femme, nous y allons chaque année pour un court instant, une immersion… Comme un pèlerinage, un retour aux sources. Tout est excessif ici, vulgaire probablement; bien que ce terme ne corresponde pas exactement à ce que nous ressentons. Le factice est d’essence vulgaire, mais il véhicule aussi l’excès et l’étourdissement dont nous avons parfois besoin (surtout dans nos années de jeunesse), et l’oubli de la grisaille de notre quotidien.

(Photo prise en 2007)