Deux images pour commencer:

Un extrait du plan cadastral napoléonien (1) où l’on voit la salle (surcharge en rouge), au fond de l’impasse.
L’impasse n’est pas nommée sur le cadastre, mais on voit apparaître le nom de l’impasse voisine « impasse Louet » qui porte le nom de l’hôtel tout proche (qui est d’ailleurs en cours de restauration partielle).

Une vue satellite récente, où l’on découvre la salle (la toiture est encore en place elle est surchargée en noir). l’impasse est toujours existante de nos jours, ainsi que l’impasse voisine de l’autre côté du parking.

Puis quelques données puisées dans la fiche (2) très complète du Service de l’Inventaire du Patrimoine:

- Malgré sa transformation un temps en théâtre, l´édifice a largement repris son allure de jeu de paume : une enveloppe de maçonnerie de schiste parementé intérieurement d’un grand appareil de baraudes (grandes pierres de tuffeau) délimite un vaisseau de 33m sur seulement 8 m de large d’après plan cadastral. La largeur intérieure est de 6,40m dans oeuvre d’après mesures sur place.

- L´angle nord-est du vaisseau est entamé dans la 2e moitié du 19e siècle pour la construction d´un corps de communs de l´hôtel, 14 boulevard Carnot.

- Seul témoin architectural d’un jeu de paume remontant au 16e siècle, grande période de ce loisir. Cet ancien quartier des halles comprenait deux autres jeux de paume attestés au 16e siècle, celui du Cornet qui a donné son nom à l’ancienne rue du Puits-Doux, et celui des Aisses également conservé dans la toponymie (rue des Aix).


La charpente au-dessus de la porte donnant sur l’impasse

(1) Ce cadastre est en ligne sur le site des Archives Départementales du Maine et Loire
(2)Cette fiche, comme l’ensemble des fiches de l’Atlas du Patrimoine sont dûes à deux auteurs : Olivier Biguet (chercheur Ville) et Dominique Letellier (chercheur Région).