…Elle a disparu sous les coups des démolisseurs au milieu des années 70 ! Elle traversait le dernier paquet d’immeubles en bas du quartier actuel des halles, entre la rue de la Poissonnerie et le quai René Bazin.
Son nom? Je ne l’avais pas noté ! Peut-être trouverai-je de l’aide parmi les lecteurs de ce blog pour le retrouver? Peut-être s’agit-il de la ruelle des Trois Maries? Je chercherai confirmation aux Archives Municipales avec l’aide toujours attentive de Sandrine Monnier!(1)

Je me souviens de ma visite dans ce passage lugubre bordé de masures délabrées. Mon réflex était chargé en noir et blanc qui convenait à merveille à l’ambiance du lieu! J’assimile ce geste du photographe à celui des archélologues assurant des fouilles de sauvetage dans l’urgence.

Beaucoup d’argent est dépensé pour assurer la survie des logis de la noblesse ou de la haute bourgeoisie, mais nous sommes sans pitié pour les pauvres masures qui  sont pourtant le témoignage de la vie de tant d’habitants de nos cités.

Mais je ne désespère pas de rassembler ici, dans les pages de ce modeste blog, d’autres reportages ou témoignages sur des quartiers ou des faubourgs disparus! Si vous me suivez sans lassitude, vous trouverez bientôt ici l’appel que je lancerai à tous ceux qui, comme moi jadis dans ce quartier des halles, ont pu recueilllir de précieux souvenirs.

La photographie est depuis longtemps entrée dans les foyers les plus modestes. Dans des cartons entassés  au fond d’un placard ou dans un grenier attendent peut-être des images dont on ne pouvait imaginer l’intérêt à l’instant où elles furent saisies: une fête dans la rue, une noce, une sortie d’école…

Je vous en reparlerai bientôt…

(1)…Correctif après visite aux Archives Municipales: Il s’agissait du passage de l’Arbalète…